Les sigles et notions techniques utilisés dans le Programme Résilience, en une définition courte suivie, quand nécessaire, d'un complément technique. Classés par thème et cherchables directement.
Range Extender (prolongateur d'autonomie). Petit moteur thermique couplé à un générateur, embarqué dans un véhicule électrique, dont le seul rôle est de produire de l'électricité pour recharger la batterie ou alimenter le moteur électrique — il n'entraîne jamais directement les roues.
Véhicule Électrique à Autonomie Étendue. Architecture combinant une batterie de capacité modeste (20 kWh LFP dans le programme) avec un REx au bio-CH₄, trois réservoirs GNV de Type 3, pour un rendement pondéré annuel de 67,2 % contre 38–45 % pour un véhicule à pile à combustible (FCEV).
Résidu solide carboné de la pyrogazéification (ou pyrolyse) de biomasse. Constitué d'un carbone fortement aromatique, quasi indécomposable par les micro-organismes du sol — durée de résidence 500 à 5 000 ans. C'est la principale voie de séquestration durable du carbone du programme.
Flux de CO₂ issu de la méthanisation ou de la pyrogazéification, déjà concentré (plusieurs dizaines de % à quasi pur), contrairement au CO₂ atmosphérique très dilué (0,04 %). Valorisable en méthanation Sabatier, minéralisation, serres agricoles, ou stockage géologique — sans le coût énergétique du captage direct de l'air (DAC).
Distinction centrale du corpus : le stockage réversible (forêts, sols, biomasse vivante) retient le carbone quelques années à quelques décennies avant qu'il ne reparte en CO₂ par décomposition (incendie, sécheresse, coupe). La séquestration durable (biochar, minéralisation, stockage géologique) le rend inaccessible aux décomposeurs pour des siècles à des millénaires. Le terme « puits naturel », utilisé par le Global Carbon Budget, désigne un flux net mesuré — pas une séquestration permanente.
European Biochar Certificate. Standard de certification européen du biochar (qualité, teneur en contaminants, stabilité carbone), condition d'accès aux marchés carbone volontaires. Référence utilisée dans tout le corpus pour qualifier un biochar comme séquestration certifiable.
Résidu de la méthanisation (digestion anaérobie), après extraction du biogaz. Séparé en une fraction liquide (azote ammoniacal, potassium — fertilisant direct) et une fraction solide (fibres ligno-cellulosiques non digérées), cette dernière pouvant être séchée puis pyrolysée pour produire un biochar complémentaire.
Direct Interspecies Electron Transfer (transfert d'électrons interspécifique direct). Mécanisme par lequel un biochar conducteur, réintroduit dans un digesteur de méthanisation, facilite les échanges électroniques entre micro-organismes et augmente le rendement en méthane (gains observés de 5 % à plus de 30 % selon les études).
Réaction chimique combinant CO₂ (biogénique concentré) et H₂ (électrolyse ENR) pour produire du méthane de synthèse, stockable dans le réseau gazier existant. Une des voies de valorisation du CO₂ biogénique du programme.
Culture Intermédiaire à Vocation Énergétique. Culture semée entre deux cultures principales (ex. entre blé et maïs), destinée à la méthanisation plutôt qu'à l'alimentation — n'entre donc pas en concurrence directe avec les surfaces vivrières.
Parties par million. Unité de concentration du CO₂ atmosphérique. Niveau préindustriel : 280 ppm. Niveau 2026 : environ 420-430 ppm.
Equilibrium Climate Sensitivity (sensibilité climatique à l'équilibre). Hausse de température attendue pour un doublement du CO₂ atmosphérique. Médiane GIEC AR6 : 3,0 °C (fourchette 2,5–4,0 °C). Valeur de référence utilisée dans toutes les trajectoires du corpus.
Zero Emissions Commitment. Évolution attendue de la température après un arrêt total et immédiat des émissions de CO₂. Estimation GIEC AR6 : 0 ± 0,3 °C — contredit l'ancienne hypothèse d'un réchauffement qui se poursuivrait mécaniquement pendant des siècles.
Global Warming Potential (pouvoir de réchauffement global). Mesure l'effet réchauffant d'un gaz relativement au CO₂ sur une période donnée. Le méthane a un GWP d'environ 28 à 84 selon l'horizon (100 ans / 20 ans) — d'où l'importance du seuil de fuite ≤1 % dans le programme.
Shared Socioeconomic Pathways. Familles de scénarios utilisées par le GIEC pour modéliser les trajectoires futures d'émissions (ex. SSP1-2.6 : décarbonation ambitieuse ; SSP3-7.0 : statu quo ; SSP5-8.5 : dérèglement complet). Base des cinq scénarios comparés dans la note CO₂ atmosphérique du programme.
Certificats de Production de Biogaz. Mécanisme de soutien financier français à la production de biogaz. L'article R.446-105 en exclut aujourd'hui la pyrogazéification — verrou réglementaire identifié comme prioritaire par le programme (question sénatoriale S. Piednoir, avril 2026).
Règlement européen Carbon Removal and Carbon Farming. Reconnaît le biochar comme solution de séquestration certifiable au niveau UE depuis l'acte délégué du 3 février 2026 — en avance sur le droit français, qui n'a pas encore aligné l'article R.446-105 sur cette reconnaissance.