Le CO₂ déjà présent ne redescendra pas seul
Depuis 1850, environ 750 milliards de tonnes de carbone ont été déplacées du sous-sol et des forêts vers l'air et l'océan. Les puits naturels — forêts, sols, océan — en ont absorbé une partie, mais de façon réversible, et ils faiblissent avec le réchauffement. Des boucles d'amplification (glace, sols secs, végétation qui brûle, permafrost) aggravent la situation, et continuent même si l'on cesse d'émettre.
Le GIEC juge le retrait de CO₂ inévitable pour atteindre la neutralité carbone. Les trajectoires montrent qu'arrêter les fossiles stabilise au mieux la concentration ; seule une trajectoire avec retrait durable la ramène sous 350 ppm.